Batho limogée : quand Hollande confond autorité et autoritarisme

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C’est une drôle de séquence pour l’exécutif qui s’ouvre, lorsqu’au micro de RTL, mardi 2 juillet, la ministre de l’écologie déclare : « C’est un mauvais budget et je souhaite qu’on puisse faire dans les jours qui viennent la démonstration qu’effectivement la volonté de faire de la France la nation de l’excellence environnementale, la transition énergétique, ne sont pas des variables d’ajustement ». C’est ainsi qu’a réagi Delphine Batho à la baisse de 7% prévue dans le budget 2014 à propos de son ministère, le plus affecté par la rigueur et la baisse des dépenses publiques mises en œuvre par le gouvernement. Lire la suite

La volupté romanesque du changement

(par Christian Salmon)

Lien > A quoi reconnait-on une période d’alternance politique ? De moins en moins à ses effets réels. Le changement est à la fois indéfinissable et perçu comme réel parce qu’il affecte le regard que nous portons sur nos gouvernants. « Regarde/Quelque chose a changé, chantait déjà Barbara en 1981. L’air semble plus léger./ C’est indéfinissable. » C’est cela le pathos du changement (lire la suite sur Mediapart).

La campagne législative n’a pas eu lieu

Une campagne “ennuyeuse”, « terne« , “soporifique”? Le taux d’abstention record enregistré lors de ces élections législatives vient confirmer ce que tout le monde savait déjà: cette campagne n’a pas soulevé les foules. Problème d’agenda ou stratégies de communication inadaptées? La chasse aux bonnes excuses est lancée.

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La « normalité » affichée par François Hollande et le gouvernement Ayrault est-elle une stratégie de communication éphémère ou le début d’une nouvelle pratique durable du pouvoir ? Tel est l’enjeu identifié par des spécialistes de la communication, interrogés par Le Monde.fr, après avoir observé la nouvelle équipe au pouvoir depuis trois semaines. Lire l’article ici.

Le gouvernement Ayrault : un concentré de communication

La nomination d’un nouveau gouvernement au lendemain de la présidentielle ne constitue  pas seulement la pose de la première pierre d’un chantier de cinq ans.  C’est aussi une opération de communication en soi, qui permet d’émettre un message fort pour surfer de façon optimale sur les cent jours de l’état de grâce. Nicolas Sarkozy en 2007 avait distillé des messages explicites avec la nomination de l’équipe Fillon, dont la composition à elle seule, opérait un grand-écart idéologique et communicationnel. La valorisation assumée d’une identité nationale décomplexée (au travers notamment d’un ministère dédié) côtoyait une ouverture à gauche matérialisée par la présence de personnalités issues du Parti Socialiste et d’un secteur associatif habitué à bouder les décisions de la droite ( Martin Hirsch, Fadela Amara). Enfin l’ouverture des fonctions ministérielles à la « diversité »  venait parachever le portrait d’une Droite nouvelle, voulue comme représentative de tous les français. Cela permettait au passage de couper l’herbe sous le pied aux détracteurs de la notion d’identité nationale citée plus haut. Lire la suite